Côté écriture #
Le Cabinet des Mauvais Souvenirs :
« Cassan n’est pas enquêteur pour rien. Il a l’œil. Quand il a reçu dans ce même bureau la jeune automobiliste niant avoir percuté l’adolescent au niveau du pont Tour-Ramiers, il a noté l’angoisse qui lui faisait triturer sans cesse le pendentif à son cou : un hippocampe, représentation locale de Chimène, la Pèlerine blanche, l’esprit qui guide les humains. Cette jeune femme croit en Chimène et cherche un signe de l’esprit équin, un signe qui la guidera hors du guêpier dans lequel elle s’est fourrée. « Je n’ai vu personne d’autre. » a-t-elle dit. Aucun témoin pour corroborer son histoire.
Et voilà que le témoin miraculeux apparaît, en la personne d’un enfant maudit. La situation ne manque pas d’ironie. »
Côté web #
Récemment, j’ai commencé à travailler avec un nouveau client de taille significative. Onboarding process oblige, je n’ai pas eu immédiatement la permission d’utiliser l’IA de l’équipe dans l’automatisation de mes tâches, malgré la pression mise sur les ingénieur·es pour monter en compétence, et alors même que j’avais une bonne soixantaine de PRs à ouvrir pour faire le même type de changement dans de nombreuses applications de l’organisation.
Est-ce que ce problème de permission m’a fait perdre du temps ? Non, vraiment pas. Le type de modification que je devais effectuer dans chaque projet était très déterminé. Comme les applications sont toutes construites sur le même modèle, les fichiers à traiter sont les mêmes et doivent être traités de la même manière. Dans un contexte déterminé comme celui-ci, vous n’avez pas besoin de l’IA, vous avez besoin d’un script (qui fait toujours exactement la même chose quand on l’exécute).
L’automatisation des tâches est extrêmement importante en web, en particulier sur les projets de taille importante, qui nécessitent parfois des migrations similaires sur une large base de code. Les outils tels que les codemods sont essentiels, et je vous encourage à vous lancer dans l’écriture d’un script qui va manipuler les fichiers pour vous, dès lors que l’effort mis à l’écrire est inférieur à celui de travailler à la main. C’est pourquoi IA ou pas, la maîtrise des scripts Node reste une compétence fondamentale dans notre boulot.
Deux ressources qui pourraient vous intéresser si vous connaissez peu le sujet :
- Sur ce blog, la Semaine 1 de l’aventure Ember Initiative, qui présente les bases de l’écriture des codemods.
- Mon article en Anglais sur un exemple d’écriture de script Node (dans un projet de traduction ou on a besoin de synchroniser le français avec les derniers changements de l’anglais officiel) : Automating the maintenance of the Ember Guides in French.
Côté jardin #
Entre deux semis, j’ai travaillé “couverture végétale”, ou que faire avec une zone de terre sur laquelle rien ne pousse?
Rappelez-vous, cet hiver, j’ai fait retirer ma haie de thuyas pour la remplacer par une nouvelle haie d’essences locales favorable aux oiseaux. Comme il y avait une ancienne clôture bétonnée à retirer pour tout remettre au propre, les ouvriers ont traversé le jardin au tractopelle, et le piétinement a laissé de nombreuses zones de terre nue qui a croûté en s’asséchant.
Plutôt que d’attendre une repousse naturelle de la végétation, qui risque de prendre du temps et de faire souffrir le jardin avec le retour de la chaleur, j’ai décidé de donner un coup de pouce à une première zone en préparant un tapis fleuri :
- Je décompacte la terre à la pioche pour aérer la surface et retirer le gros des racines en dessous.
- Une fois la terre de surface bien décompactée, je la recouvre d’une couche de compost, qui va pouvoir s’y mélanger plus facilement.
- Dans une tasse, je verse les graines du tapis fleuri. Ici, j’ai mélangé de la balsamine qui m’a été offerte avec des phacélies et un reste de gazon japonais qui mixte de l’herbe avec des fleurs diverses comme des centaurées.
- Je sème le tout à la volée, de manière à ce que les graines soient éparpillées sur l’ensemble du compost.
- Je les recouvre ensuite d’une fine couche de terreau.
- Je tasse légèrement.
- J’ajoute une couche de paillage (en ce qui me concerne, je ne possède que de la paille). Un paillage léger n’empêchera pas les graines de pousser et gardera la terre humide.
- Je termine avec un arrosage sous forme de pluie, non seulement pour permettre aux graines de germer mais aussi pour donner un peu de poids à la paille et l’empêcher de s’éparpiller trop vite s’il y a un peu de vent.
Résultat à venir…
Côté culture #
Monster Stories 3 est sorti !
La démo correspond au début de jeu, et la sauvegarde est transférable vers le jeu final, donc j’ai décidé de l’essayer dès qu’elle est devenue disponible. C’était assez sympa pour me convaincre d’acheter le jeu complet, et franchement je ne regrette pas, c’est peut-être bien le meilleur de la license.
J’aime plutôt bien la scénarisation. Je trouve que ça démarre un peu fort au niveau du nombre de Monsties et du nombre de tout ce qui est disponible d’entrée de manière générale, mais au moins l’histoire vient expliquer ce choix, et l’un dans l’autre c’est pas mal. Les mécaniques se débloquent petit à petit à mesure qu’on avance dans le fil rouge, et il y a assez de contenu pour prendre son temps et faire beaucoup d’exploration à chaque étape sans rusher. Je m’amuse beaucoup dessus.