Blog d'une Belette Sauvage

Notes hebdo, 23 janvier 2026

· 826 mots · 4 minutes de lecture
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Côté écriture #

Le Cabinet des Mauvais Souvenirs :

« Le dispositif la guide dans une rue résidentielle étroite, aux maisons serrées les unes contre les autres. Le pauvre numéro 5 a perdu la bataille de l’espace, complètement aplati entre le 3 et le 7. La largeur de l’étage accueille un balcon dont la rampe apparaît bien fragile sous l’amoncellement de pots de fleurs qu’elle doit supporter. Un habitat sans doute agréable pour nombre de passereaux et petites bestioles des jardins, ne peut s’empêcher de noter Merle, surtout au vu du lierre qui envahit le mur. Le lierre, une plante mal aimée, pourtant si merveilleuse. »

Côté web #

Aujourd’hui, j’aimerais parler un peu du framework Ember JS, un framework frontend JavaScript qui permet de construire facilement des applications web complexes. J’aime bien Ember pour plusieurs raisons :

  • C’est un framework porté par sa communauté. Il est soutenu par des individus, et différentes entreprises de différentes tailles contribuent à son évolution ; il n’est pas financé essentiellement par une seule et même grosse GAFAM comme le sont d’autres frameworks.
  • C’est un framework très proche de JavaScript, qui cherche à se rapprocher le plus possible du langage natif. Si vous savez écrire des classes JavaScript et du HTML, vous savez plus ou moins écrire des applications Ember, le framework évolue de manière à avoir le moins de spécificités possible. Les développeurs derrière Ember réfléchissent même activement au JavaScript de demain. (Voyez par exemple une proposition TC39 sur les signaux, dans laquelle on retrouve Yehuda Katz et Preston Sego dans la liste des contributeur·ices.)
  • Dans le même ordre d’idée, Ember s’aligne avec les standards du web en général. Par exemple, les applications Ember sont construites avec Vite, et la configuration du typage avec TypeScript est disponible quand vous générez une nouvelle application.
  • Enfin, le processus de dépréciation fait partie de la philosophie du framework. Lorsque vous maintenez une Ember app ancienne, il y a toujours un chemin et des “codemods” pour vous permettre de moderniser l’application à votre rythme. Changer de version majeure représente toujours un effort raisonnable, voire minime lorsqu’on a corrigé un par un les messages d’avertissement à son rythme.

Côté jardin #

Le comptage national des oiseaux des jardins, c’est ce week-end !

Avec les pluies des derniers jours et les températures moins froides, le sol s’est ameubli. J’ai enfin pu récupérer et planter les essences d’arbres et arbustes qui vont composer ma haie pour oiseaux et remplacer l’ancien alignement de thuyas. Mes nouveaux pensionnaires sont l’érable champêtre, l’épine blanche, le cornouiller sanguin, l’argousier et un deuxième aronia. Les deux derniers viennent de la pépinière d’Haudainville, tandis que les premiers (un érable, deux aubépines et deux cornouillers) ont été prélevés directement dans en forêt parmi leurs nombreux congénères. La nouvelle haie sera plus courte que la précédente, ce qui facilitera son entretien et celui de mes boiseries extérieures, et le soleil tapera aussi un dernier morceau libre de ma clôture, ce qui me permettra de placer quelques grimpants comestibles comme des kiwis.

Comment planter une haie droite, tutoriel :

  • Commencez par disposer approximativement vos essences au sol pour vous donner une idée du résultat, jusqu’à en être satisfait. Vos pousses peuvent être plus ou moins écartées selon les espèces et la façon dont elles peuvent s’enchevêtrer avec leurs voisines.
  • Puis plantez deux tuteurs à chaque extrémité, à égale distance de la clôture. (Comptez un bon mètre voire un mètre cinquante de distance à la clôture, car vous devez pouvoir continuer à passer derrière vos arbres pour les entretenir quand ils prendront de l’ampleur.) Ces tuteurs vous permettront de juger de l’alignement des arbres en vous plaçant à un bout ou l’autre.
  • Ensuite, creusez tous les trous à la bêche, en vous aidant des tuteurs pour que les trous soient bien centrés. N’éparpillez pas la terre de jardin que vous enlevez car vous vous en servirez pour reboucher le trou. Au fond de chaque trou, ameublissez la terre de jardin à coups de bêche et mélangez-y un petit seau de compost ou de terreau.
  • Enfin, procédez aux plantations une par une. Pour chaque arbre, prenez le temps de bien le positionner selon votre goût, tout en vous aidant des tuteurs pour vérifier l’alignement du tronc avec les autres. (Cette partie-là est un peu plus facile à faire à deux.)
  • Rebouchez à l’aide du tas de terre de jardin. À un peu plus des deux tiers, rajoutez encore du compost et mélangez-le à la terre pour finir de reboucher. Compactez bien la terre avec le pied pour que l’arbre soit bien fixé et ne bouge plus, en rajoutant encore ce qu’il reste de terre de jardin pour remettre le sol à niveau.
  • Quand tous vos arbres sont plantés, un bon arrosage peut être nécéssaire en fonction de la météo. Si les sols sont déjà très humides, ce n’est pas forcément nécessaire.

(Source, mon père, agent de l’ONF à la retraite, qui a passé toute sa carrière à planter des arbres.)