Côté écriture #
Il existe autant de processus d’écriture que d’écrivain·es, et ça fait partie des raisons pour lesquelles les conseils d’écriture qui se classent dans la catégorie des processus m’ont toujours un peu hérissé le poil. Des assertions comme « Il faut écrire un peu tous les jours. » ou « Il faut commencer par les scènes les plus importantes. » n’ont tout simplement pas de sens. « Il faut… » surtout trouver la méthode qui convient à soi pour aller jusqu’au bout de l’écriture d’un foutu roman sans abandonner en cours de route. Alors j’ai toujours préféré introduire mes pratiques en disant plutôt : « Voilà ce qui fonctionne pour moi » et laisser celles et ceux qui me lisent s’en inspirer ou non.
Côté web #
Aujourd’hui, j’aimerais bien discuter synchronisation de fichiers. Google, avec ses produits Drive et Docs, s’est imposé comme LA solution à laquelle beaucoup de personnes pensent en premier pour travailler sur des fichiers à plusieurs. Il existe d’autres alternatives moins GAFAM-friendly comme les suites produites par Infomaniak ou Proton. Ces alternatives sont une bonne nouvelle, mais elles restent des solutions en ligne, basées sur le concept de cloud, vos fichiers ne sont pas chez vous. Avec mon compagnon, on a décidé d’essayer autre chose : la synchronisation sur le réseau local.
Cette idée débute avec Obsidian. Je cherchais une alternative à Notion qui me permette de facilement organiser mes notes de lecture et d’écriture. J’ai été séduite par Obsidian parce que tous mes fichiers sont stockés en local, c’est-à-dire qu’un coffre Obsidian est littéralement un dossier dans mon ordinateur qui contient quelques fichiers de configuration en json pour s’afficher correctement dans l’app et implémenter les structures de données. Les pages sont écrites en Markdown, c’est assez simple d’utilisation, la version sans extra est gratuite, et on peut installer et développer des plugins selon ses besoins. Le problème, c’est que j’ai besoin de partager mon coffre Obsidian entre deux ordinateurs différents : mon ordinateur personnel, que j’utilise pour l’écriture et pour les lectures provenant de mes flux RSS, et mon ordinateur de travail, que j’utilise pour stocker des notes à la frontière entre le pro et le perso, en général concernant mon métier de dev. Jusque-là, j’avais utilisé GitHub, mais j’ai réalisé à l’usage que mon besoin de versioning restait finalement trop limité pour valoriser cet outil, et que les opérations manuelles pour la synchronisation n’étaient pas idéales.
D’un autre côté, avec mon compagnon, on a souvent besoin de partager des documents entre nous. Par exemple, faire un dossier où mettre nos justificatifs pour les impôts, préparer le prochain roadtrip pour les vacances… On a d’abord utilisé Proton Drive, puisqu’on a tous les deux une adresse mail Proton. Mais mon cas d’usage avec Obsidian nous a donné l’idée d’utiliser autre chose : SyncThing. Une solution qui permet de synchroniser des dossiers entre plusieurs ordinateurs du réseau local, comme nos ordinateurs pro, perso et aussi nos smartphones. L’application est disponible sous nos différents Windows, Mac, et Android. Et nos premiers tests sont plutôt encourageants. Ça nous permet d’avoir une copie de nos documents sur chaque ordinateur, donc plusieurs copies, sans avoir à passer par un cloud. De plus chaque « partage » possède sa propre configuration : par exemple, notre coffre partagé peut n’être partagé qu’entre nos appareils perso, tandis que mon coffre « écriture et notes de dev » ne se synchronisera qu’entre mes appareils à moi, sans aller squatter ceux de mon compagnon.
Côté jardin #
Cette semaine, j’étais en opération de sauvetage dans mon jardin. Parfois, on a des plantes, on s’aperçoit qu’elles ne vont pas très bien, et pourtant, on ne s’occupe pas du problème. On laisse traîner par manque de temps, jusqu’à se rendre à l’évidence : elles ont définitivement séché. Ou pourri. Dans mon cas, on est plutôt dans la deuxième situation. Le truc, voyez-vous, c’est qu’on a installé des bacs de plantation en bois le long de notre terrasse, pour faire joli, en y plaçant des plantes grimpantes. Mais le bac à l’extrémité prend beaucoup plus la pluie comparé à celui qui est du côté du mur, et le géotextile ne permet pas un drainage suffisant. Alors les deux plantes que j’avais placées là, un kiwai et une passiflore, se sont retrouvées les racines dans l’eau. Ça fait pas mal de semaines que ça me turlupine, mais que je ne prenais pas le temps de m’en occuper. C’est chose faite.
Je les ai déracinées et replacées dans des pots individuels à l’abri du climat. Le système racinaire paraissait encore sauvable, avec des racines blanches encore relativement bien attachées, surtout dans le cas du kiwai. J’ai coupé les racines les plus longues, de manière à ce que le système racinaire reparte à partir de l’endroit coupé. Ma fougère nid d’oiseau n’a pas eu la même chance : le système racinaire était complètement noir et se délitait. J’ai été obligée d’admettre que la plante était perdue. Ninipiou a rejoint le compost.
Sinon, je pense que ça va aller pour mes kiwis, qui se sont bien remis de la vague de froid \o/