Côté écriture #
L’intérieur révisé de L’Enfant des Esprits est prêt !
Pour cette impression, j’ai décidé d’abandonner une ancienne convention éditoriale que je vois de moins en moins aujourd’hui : les chapitres commençant systématiquement sur la page de droite. Les pages situées à droite sont les pages « recto », les « belles pages », celles qui portent un numéro impair et attirent le regard quand on lit un livre de gauche à droite. Traditionnellement, les nouveaux chapitres sont donc affichés sur la page de droite.
C’est bien beau, mais on peut y perdre pas mal de papier. Dans la première version de l’intérieur de L’Enfant des Esprits, par exemple, j’avais énormément de chapitres se terminant sur une page impaire, suivie d’une page paire blanche pour afficher le chapitre sur la prochaine page impaire. Résultat des courses, une épreuve papier de 584 pages. En supprimant la règle éditoriale des chapitres affichés à droite, on tombe à… 558 pages, soit 26 pages et 3 millimètres de dos en moins.
Les seules traditions qui méritent de rester, c’est celles qui font preuve de bon sens.
Côté web #
Cette semaine, c’était l’EmberFest à Prague. Sans surprise, l’IA s’est faite cette année une place dans beaucoup de talks.
L’intervention que j’ai de loin préférée est celle d’Edward Faulkner, qui a proposé une réflexion sur ce que l’IA garde et soustrait du processus créatif humain, afin de répondre intelligemment à la question « Devrais-je ou non utiliser l’IA dans ce cas ? »
Ed a également osé rappeler tout haut qu’on ne peut décemment pas juger l’IA telle qu’elle existe aujourd’hui dans les entreprises tech sans questionner ses liens avec le fascisme : un « détail » bien souvent oublié par les CTO qui scandent à tout vent qu’il s’agit d’un progrès inévitable et qu’y résister sonnerait le glas de l’entreprise.
Une alternative : s’intéresser aux modèles open source légers et exécutables localement, et inventer nous-mêmes un écosystème sain pour ce type d’outil, si c’est seulement possible.
Côté jardin #
Le week-end dernier, j’ai participé, comme je le fais occasionnellement, au comptage des oiseaux des lacs de la forêt d’Orient, dans l’Aube.
À la mi-septembre, on peut encore apercevoir quelques groupes de cigognes noires. En regardant les pattes de certaines de très près, on peut parfois distinguer une bague d’identification. Les canards, encore relativement peu nombreux, ont presque fini leur mue et pris leur plumage éclipse, rendant les espèces un peu plus difficiles à reconnaître.
Parmi les nouveaux venus qui bousculent l’écosystème du lac, j’ai aperçu la nageoire dorsale d’un silure et le cadavre d’une écrevisse de Louisiane.
À toute fin utile #
Mes bonnes résolutions, en général, je ne les prends pas en Janvier mais en Septembre : un mois qui marque la fin des vacances scolaire et le retour à la routine. Cette année, j’ai pris la décision de me faire un emploi du temps, comme ceux qu’on avait au collège ou au lycée pour se rappeler quels cours on avait quel jour et à quelle heure.
Mon emploi du temps d’adulte me fait me lever plus tôt le matin et compacte davantage mes heures de travail afin de terminer ma journée dès la fin d’après-midi. Résultat, j’ai pu y inclure des siestes, des temps de repos et autres slots libres d’une heure qui me permettent d’être moins fatiguée.
L’avantage de cet outil est qu’il est parfois difficile de compter ses heures quand les jours ne se ressemblent pas. Par exemple, si une réunion hebdomadaire m’oblige à rester travailler tard, mon emploi du temps compense en m’offrant une session d’écriture le matin qui, bien fixée noir sur blanc, me permet de résister à la tentation de me connecter à mon ordinateur pro à la même heure que les autres jours, pour finalement travailler plus que de raison.